dimanche 5 août 2012

Êtes-vous à la recherche de nouvelles opportunités? Réfléchir le monde autrement.

Qui n’a jamais rêvé de trouver l’idée, le concept, le produit qui révolutionnera son domaine d’activité et par conséquent deviendrait une lucrative affaire. Certains l’ont fait comme Steve Jobs, d’autres y réfléchissent.
Il n’est pas facile d’aborder cette question à travers les mille autres préoccupations que génère notre quotidien professionnel et personnel. Pour plusieurs d’entre nous, la période d’été est probablement un moment propice à la réflexion, c'est pourquoi je vous propose de partager quelques idées.
Le monde qui nous entoure est complexe, en constante évolution, massivement impacté par les technologies et cruellement dirigé par des acteurs économiques difficilement identifiables. Il est facile de constater que les relations sociales et humaines entre producteurs, manufacturiers, distributeurs et consommateurs se sont détériorées au rythme des changements engendrés par la mondialisation. Le monde de 2012 n’est plus celui de 1950, l’année de ma naissance, et n’est pas celui, non plus, que l’on peut anticiper pour 2020 ou 2040. 
Prenons, à titre d’exemple, ce réputé manufacturier de meubles en cuir qui fait fabriquer ses fauteuils par un sous-traitant chinois et qui continue à prétendre que son prix est justifié par le fait que le design et le traitement du cuir sont faits en Italie ce qui en ferait d’authentiques produits italiens. J’ai dû récemment, à deux reprises, refuser la livraison de fauteuils de ce manufacturier pour malfaçons majeures pour finalement annuler ma commande! Comment garder confiance dans le savoir-faire italien, alors!
Comment rapprocher le producteur du consommateur, permettant ainsi de rétablir le lien de confiance semblable à celui de l’artisan auprès du villageois d’avant l’aire industriel? Comment rétablir le lien social unissant les humains dans le cycle de production et de consommation moderne? Voilà un terrain de recherche et développement qui devrait voir jaillir de nouvelles idées et de nouvelles opportunités.
Alors, comment imaginer qu’elles sont ou seront les opportunités sociales, professionnelles et commerciales des prochaines années?
Il faut tout d’abord oublier la manière historique de faire des affaires. Il faut chercher ailleurs que dans la répétition traditionnelle des processus, technologies et comportements actuellement promus. Il faut savoir considérer des domaines ou des manières de faire qui aujourd’hui génèrent irritations, insécurité émotionnelle et financière, autant pour soi que pour nos partenaires d’affaires et nos financiers. C’est là, dans l’insécurité, qu’il sera possible de débusquer les réelles opportunités pour le futur.

Prenons à titre d’exemple quelques grands enjeux sociétaux déjà bien connus et mesurés au niveau de la planète.

L’énergie
L’activité humaine requiert de plus en plus d’énergie à tel point que l’opinion publique accepte, jusqu’à maintenant, la production des gaz bitumineux  de l’Alberta et ses conséquences environnementales ainsi que la conversion des cultures de maïs à des fins énergétiques au détriment de la production alimentaire humaine et animale. Réfléchissons à la quantité d’énergie requise pour produire, transformer et cuire les aliments que nous préparons et consommons quotidiennement.
Est-ce possible de faire autrement au meilleur coût? D’emblée la réponse est oui, mais où devons-nous regarder?
Les énergies alternatives comme le vent, l’hydrogène, le soleil et la marée sont les premières concernées. Les technologies adaptées aux principes d’économie d’énergie dans les domaines industriel, institutionnel, des transports et résidentiel sont également impliquées au premier chef. Je vous entends déjà dire ; tout cela existe déjà! Oui, mais il faut pousser plus loin la réflexion et surtout avec de nouveaux paradigmes. Prenons l’exemple de la domotique qui est encore réservé à une certaine élite en raison de son prix et des contraintes technologiques non résolues. Pourquoi ne pas exploiter davantage les protocoles Wi-Fi de manière à en faire un enjeu d’économie d’énergie, d’autofinancement et plus encore?
Que penseriez-vous d’un garde-manger et d’un réfrigérateur dont les systèmes intelligents rendraient possible l’enregistrement des codes-barres apposés sur les emballages permettant ainsi de vous avertir des dates de péremption prochaines et vous suggérant des recettes afin d’éviter toute perte d’aliments de plus en plus coûteux et même rares?

L’alimentation
La spéculation agroalimentaire et la concentration des cultures spécialisées sont les principales causes de la hausse du prix des aliments à un niveau tel que des millions de personnes et particulièrement des enfants meurent chaque année à travers le monde(1). Pourtant, les connaissances agroalimentaires sont de plus en plus pointues et les technologies permettant de les partager sont de plus en plus efficaces et économiques.
En contre-partie, des mouvements internationaux comme Slow Food préconisent une écogastronomie bonne, propre et juste, sans parler des milliers d’initiatives, autant en Europe qu’en Amérique, qui encourage la consommation des produits locaux et de proximité.

De plus en plus,  le consommateur est concerné par la composition, la provenance et les méthodes de production des aliments qu’il consomme. La traçabilité est un sujet déjà bien d’actualité en Europe et le deviendra de plus en plus en Amérique.
Culture, transformation, chaîne logistique, méthodes et équipements de préparation, sont autant de domaines sujets à opportunités.
Prenons l’exemple du phénomène de l’agriculture urbaine qui connaît présentement une croissance fulgurante. Un des problèmes constatés est la surproduction familiale puisque la plupart des fruits et légumes arrivent à maturité au même moment. Voici une occasion à saisir en offrant une plate-forme web de partage des inventaires dans le but de permettre l’approvisionnement en produits frais aux familles des quartiers avoisinants à coût modeste pour celles-ci et permettant également d’amortir certains coûts de production pour nos jardiniers amateurs urbains. En bonus, la création d’une activité qui permet de retisser les liens sociaux de la trame urbaine d’un quartier dont l’absence est souvent décriée par plusieurs.

La vie en ville
En 2012, la population(2) de Tokyo est de 37 730 064 habitants, celle de New York est de 22 232 494 habitants et celle de Shanghai de 18 572 816 habitants et ce n’est qu’un début. En effet, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la majorité de la population mondiale vit dans des zones urbaines, et cette proportion ne cesse de croître. Ce n’est qu’il y a quelques années que la population mondiale urbaine a dépassé la population rurale.
Il y a cent ans, seules 2 personnes sur 10 vivaient en ville. En 2030(3), cette proportion s’établira à 6 sur 10, avant de passer à 7 sur 10 d’ici 2050. Selon les projections, la quasi-intégralité de la croissance démographique des trente prochaines années aura lieu dans les zones urbaines. Chaque année, la population urbaine s’accroît de près de 60 millions de personnes. La ville en général est synonyme de pollution, circulation intense, promiscuité, crime, solitude, logements exigus, etc., autant d’irritants où des solutions et des améliorations doivent être trouvées. Partout dans les grandes villes des solutions faisant appel à la technologie sont trouvées afin d’alléger la vie des résidents. Monitorage du trafic à distance et téléintervention sur les feux de circulation, surveillance vidéo des rues et reconnaissance faciale en prévention du crime, télésurveillance des réseaux de distribution d’eau, de gaz et d’électricité, etc. Mais quel formidable laboratoire de recherche et de réflexion que ce thème de la vie en ville.

Ce ne sont que quelques domaines où l’humanité est, ou est en voie d’être, coincée.  Autant de solutions émergeront de ces constats et j’en suis certain, de nouvelles opportunités se pointeront en grand nombre. À nous d’y réfléchir, des imaginées et de les saisir!
YB
(1) Destruction massive. Géopolitique de la faim, Jean Ziegler, Le Seuil, 2011.
(3) Rapport conjoint ONU-Habitat/OMS La Face cachée des villes : Mettre au jour et vaincre les inégalités en santé en milieu urbain.


samedi 31 mars 2012

Le bulletin de liaison MonRéseau de mars/avril 2012 est maintenant disponible

Le bulletin de liaison MonRéseau de mars / avril 2012 est maintenant disponible sur www.yvesbertrand.ca.

vendredi 20 janvier 2012

Un trésor de ressources en ligne - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Depuis quelques mois, je suis appelé à réaliser des recherches documentaires. Pour ce faire, j’ai dû me familiariser avec les ressources offertes par BAnQ. J’ai découvert un trésor!
Comme tout le monde, j’ai suivi aux actualités les étapes de la construction de l’immeuble de la Grande bibliothèque située sur la rue Berri dans le Quartier Latin à Montréal au cours des années 2000. Quelques mois après son ouverture officielle en mai 2005, je m’y suis rendu afin de visiter ce bâtiment au design contemporain à la fois sobre et majestueux contribuant à donner plus de prestige à un quartier longtemps abandonné. La Grande Bibliothèque est un vaste espace public de 33 000 mètres carrés et un lieu de rendez-vous culturel exceptionnel permettant un accès libre et gratuit à plus de 4 millions de documents, dont un million de livres. 
BAnQ est une société d'État québécoise née de la fusion de la Bibliothèque nationale du Québec et des Archives nationales du Québec, en 2006. La Bibliothèque nationale du Québec avait auparavant fusionné avec la Grande bibliothèque du Québec en 2002.
La Direction générale des archives assure une présence sur tout le territoire québécois grâce à un réseau composé de neuf centres régionaux et d’un point de service, où sont conservées les archives publiques et privées qu’elle acquiert.
La présidente fondatrice, madame Lise Bissonnette décrivait l’établissement de la manière suivante1; « Aucune institution documentaire au monde, à notre connaissance, ne concentre autant de missions habituellement distinctes et même disparates dans un même ensemble et sous une même direction. À la fois bibliothèque nationale, archives nationales, grande bibliothèque publique et bibliothèque virtuelle, BAnQ agit également dans l’ensemble du territoire québécois : elle est l’institution de référence, de soutien et de lien pour des milieux documentaires de tous ordres et le partenaire de nombreux réseaux éducatifs, communautaires et culturels, Par sa taille, la diversité de ses missions et sa présence territoriale, elle est devenue la plus importante institution culturelle du Québec ». 
Dès le départ dans les objectifs énoncés par la directrice du projet, l’accès à la connaissance par les technologies les plus innovatrices était privilégié. C’est pourquoi, BAnQ s'est dotée d'un ambitieux programme de numérisation qui vise l'ensemble du patrimoine documentaire publié ou archivistique produit au Québec depuis le XVIIe siècle ou d'origine étrangère et relatif au Québec. Toutes les catégories de documents sont touchées : imprimés et manuscrits, photographies, enregistrements sonores, etc.
Quelque dix millions d'objets (pages de livres, de revues, de journaux ou de manuscrits, photographies, cartes postales, etc.) ont été numérisés à ce jour. Ces ressources sont accessibles gratuitement sur Internet. Actuellement, la priorité est accordée à la mise en ligne des journaux et revues de toutes les régions du Québec et des archives des notaires des origines de la Nouvelle-France jusqu'à 1908, deux ensembles documentaires particulièrement prisés par les généalogistes.
Nous pouvons y découvrir des revues, des journaux, des livres numériques, des encyclopédies, des dictionnaires, de la musique, des partitions, des vidéos à partir de plus de 200 bases de données accessibles en ligne soit par thème et champs d’intérêt, ou par ordre alphabétique ou encore selon le type de document. À titre d’exemple, la base de données « Press Display » donne accès en texte intégral à la version électronique de plus de 1700 journaux en 48 langues différentes provenant de 32 pays, souvent accessible avant même leur publication papier dans leur pays d’origine. Un autre exemple est la plate-forme québécoise « Érudit » de diffusion de revues culturelles et savantes ainsi que de livres et de thèses qui donne accès à la version électronique de ces documents. Il en est de même pour la consultation d’encyclopédies, de dictionnaires, de livres et de vidéos sur divers sujets.
BAnQ assure l'acquisition, le traitement, la sauvegarde et la mise en valeur de la Collection patrimoniale, qui regroupe la Collection nationale, constituée de tous les documents publiés au Québec, ainsi que tous les documents publiés à l'extérieur du Québec dont l'auteur ou le sujet sont liés au Québec, des documents étrangers à valeur patrimoniale et, enfin, des collections qui présentent un intérêt culturel. Le principal mode d’acquisition des documents des collections patrimoniales est le dépôt légal, régi par la Loi sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Les documents actuellement soumis au dépôt légal sont : les livres, affiches, cartes géographiques et plans, cartes postales, documents électroniques sur support matériel et logiciels, enregistrements sonores, estampes, films et émissions de télévision, livres d’artistes, partitions musicales, programmes de spectacles, publications diffusées sur Internet, journaux et revues, ainsi que les reproductions d’œuvres d’art.

Déjà, j’étais très impressionné par la quantité de livres, périodiques, microfilms, cartes, CD et DVD disponibles, mais je n’avais jamais pris le temps de m’intéresser aux ressources électroniques en ligne disponible. 
En octobre dernier, j’ai commencé mon apprentissage en assistant à un séminaire d’initiation aux ressources des collections patrimoniales offert par BAnQ. J’ai par la suite effectué une visite au centre d’archives de Montréal situé sur la rue Viger dans les locaux de l’ancienne École des Hautes Études commerciales où j’ai entrepris mes études universitaires en 1969. Mais c’est en prenant le temps de parcourir le site internet de BAnQ sous les volets « Ressources en ligne » et « Pistard » que j’ai compris l’univers de connaissances qui nous était ainsi offert.
La banque de données Pistard (Programme informatisé servant au traitement des archives et à la recherche documentaire) donne accès à la description des fonds et collections conservés à la Direction des archives de BAnQ. Les recherches simples et avancées nous amènent à consulter les fonds et collections d'archives conservés dans l'un ou l'autre des centres d'archives de BAnQ ou d'un de ses partenaires.
L'écran de recherche principal donne accès à deux modes de recherche : simple et avancée. Nous pouvons exécuter une requête simple dans l'ensemble des champs de la base de données. Une recherche avancée nous amène à choisir plus précisément un centre d'archives, une cote, une période chronologique ou un champ particulier de description. Nous pouvons également restreindre notre requête aux documents numérisés. Le moteur de recherche nous fournira alors la liste des fonds ou la liste des contenants correspondant au(x) terme(s) recherché(s).
Que vous cherchiez un rapport environnemental datant des années 1970, la date du mariage de vos arrières-grands-parents, consultez le journal « L’Union Nationale du jeudi 8 septembre 1864 », vous pouvez le faire dans le confort de votre bureau, de votre foyer et même de votre camping-car.
Pour accéder aux bases de données et exploiter les ressources offertes, il suffit de s’abonner, ce qui est gratuit pour les résidents du Québec.